L’activité physique comme objet des politiques publiques

L’activité physique, dans sa pratique, est liée à la santé. Cette relation est composée d’aspects de l’amélioration de la condition physique, tels que le système cardiovasculaire et les aspects sociaux et psychologiques.

Ce que l'on peut voir, cependant, c'est que le biais biologique en soi légitime la pratique régulière de l'activité physique. En ce sens, l'activité physique elle-même est comprise comme une augmentation de l'énergie du corps et le facteur biologique en devient le principal avantage, limitant même la santé aux questions biologiques.

Le biais biologique induit la responsabilité individuelle, qui est renforcée par la compréhension que les attitudes et les comportements de l'individu sont ce qui définit son état de santé. C'est ce qu'on appelle le "blâme de la victime".

La relation causale entre l'activité physique et la santé, d'une manière directe et unique, est présente dans le discours par l'adhésion aux activités physiques, avec la proposition limitante de la santé, sans tenir compte de sa dimension pour les contextes qui l'interfèrent ou la déterminent.

L'objectif de cet essai est de souligner l'importance des politiques publiques en matière de sport et de loisirs, à travers la pratique de l'activité physique, dans le but d'améliorer la santé. Cela devient pertinent dans la mesure où il réaffirme la responsabilité constitutionnelle de l'État de promouvoir le sport et les loisirs, en tant que droit pour tous.

Activité physique et santé

Au Brésil, l'éducation physique encore dans le contexte républicain apparaît déjà comme un promoteur de la santé physique avec l'hygiène physique et mentale, l'éducation morale et la régénération ou reconstitution des races (SOARES, 1994).

L’éducation physique dans le cadre de ces préoccupations apparaît comme un instrument idéal pour forger des individus sains et utiles pour occuper des fonctions spécifiques dans la production. Ils expriment également le vif intérêt du capital pour la préservation de la main-d’œuvre par des discours et des pratiques qui définissent les rôles et les fonctions à remplir par les hommes et les femmes (SOARES, p. 113, 1994).

La pratique de l'activité physique s'impose en visant les intérêts des classes dominantes et une conception de la société idéale. Elle n'est offerte qu'à ceux qui peuvent contribuer à cet idéal, donc, elle n'est pas démocratique, mais élitiste et partiale.

Les activités physiques en tant que composante de la santé commencent à prendre une nouvelle proportion dans le processus de démocratisation de sa pratique avec la remise en question de ce que la santé est traitée.

Le parallélisme entre les moments de conceptualisation des programmes de santé et d'activité physique peut être envisagé par la définition de la santé de l'Organisation mondiale de la santé (OMS, 1986 apud PALMA, 2001) comme : " un état de complet bien-être physique, mental et social et pas seulement l'absence de maladie ou de maladie " (p.29). Cette conception permet d'inclure l'activité physique dans le processus de santé en tant que bien-être physique.